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Olivier Salovici, l'homme au cœur de l'entreprise

Echos du buzz - Le Matin 02.08.09
par Geneviève Morand, CED de Rezonance.ch

Né à Nîmes dans le sud de la France, Olivier Salovici s’est toujours rêvé entrepreneur. A 44 ans, ce diplômé de HEC Lausanne est aujourd’hui l’heureux patron de cinq entreprises: CD Mediacting (duplication de CD et DVD), Actimed (domaine médical), MReg Advisors / Smedix (active dans l’accompagnement en certification ISO 13 485, soit l’ISO médical et en marquage CE), ainsi qu’une gérance spécialisée en innovation immobilière et une agence de communication orientée Internet et contenu multimédia.

Tout n’a pas toujours été facile. On lui a souvent reproché sa grande curiosité. Et il se souvient du jour où il a surpris deux collaborateurs prêts à en venir aux mains pour régler un conflit. Il prend alors conscience de son manque de connaissance de l’homme et du fonctionnement en communauté. Comment devenir entrepreneur et croître sans cela?

D’abord sceptique car très rationnel, il commence à étudier des domaines comme l’analyse transactionnelle, la Communication non violente, ou l’ennéagramme avec Marie-Claire Fagioli qui l’aide à comprendre les fondamentaux de son profil de battant, avec ses zones d’ombre et de lumière. Comprendre sa personnalité permet de comprendre nos choix de vie inconscients, et éviter mal être et problèmes relationnels. Aujourd’hui on privilégie la sensibilisation des jeunes à l’écologie. Pourquoi pas à la connaissance de soi et à la communication avec autrui?

Olivier Salovici reconnaît sa chance d’avoir vécu dans différentes cultures, aussi bien allemande, que française, suisse, américaine, russe, ou indienne. Pour lui, la Suisse a des atouts imbattables! Sa richesse matérielle, l’exceptionnel niveau d’éducation des gens, sa réputation, et son image symbolique proche du paradis sur terre. Il regrette notre aveuglement devant l’émergence d’une concurrence mondiale, alors qu’avec un minimum d’effort et de prise de conscience, la Suisse pourrait devenir une «Silicon Valley» de la créativité, voire un pôle mondial de référence du fonctionnement en communauté.



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La gravure artisanale d’un vinyle

Article Hexadance.ch - 16 avril 2008
par Julien Kern aka Dj Gemini

Après avoir exploré une multitude de pistes sur le matériel consacré au DJ, nous nous sommes pas encore penché sur la source même de cette pratique, le disque vinyle. Rapidement revenons quelques instants sur l’historique. Présentés pour la première fois aux États-Unis à la fin des années 40, pour la commercialisation, c'est en 1946 qu’une entreprise édite le premier microsillon. Ce sont les œuvres de Mendelssohn et de Tchaïkovski. Le facteur le plus important a été l'utilisation de matières thermoplastiques pour le procédé de fabrication. Ceci a permis de réduire énormément le bruit de fond parasite et d'augmenter la gamme des fréquences.

Si nous regardons comment cela fonctionne et pour faire simple, le disque vinyle est une source analogique, c’est-à-dire que l'information est stockée de manière directe sur le support. Il se différencie de cette manière du CD, source numérique qui encode le signal audio en procédant à un échantillonnage. Cet encodage permet de séparer le moyen de stocker la donnée, de la donnée elle-même. Cette absence de séparation fait qu'avec la dégradation du support, un signal analogique sera également dégradé (disque rayé ou poussiéreux qui craque), alors qu'un signal numérique, sera soit lisible, soit illisible (présence de son ou absence de son, mais pas de son dégradé). Le disque vinyle avec cette absence d'encodage profite par contre d'une qualité sonore que certains jugent plus chaude et plus proche du signal sonore d'origine...

Avec l’arrivée d’interfaces informatique comme Final Scratch ou le populaire Serato, les DJ’s ont depuis quelques années la possibilité de jouer des sources numériques (mp3) avec une commande analogique. Mais j’avoue que même si techniquement cela reste identique à un vrai disque vinyle il n’y pas le charme de sortir de sa fourre en papier/carton le support qui nous a propulsé dans cet univers que je n’ai pas quitté depuis 1993.

Du coup, une entreprise active dans la fabrication de support audio m’a fait l’honneur d’assister en temps réel à la fabrication d’un disque. Attention, je ne parle pas d’un procédé de pressage, avec les machines à vapeurs mais d’une gravure sur un support synthétique, prévu pour des petites séries de 1 à 25 pce. C’est réellement un procédé artisanal comme pour un souffleur de verre ou un cordonnier. Impossible de faire à l’identique deux gravures et là mon émotion est palpable tellement je trouve ceci merveilleux. C’est un peu comme une naissance et c’est très paradoxal car je viens au laboratoire avec un titre, conçu, mixé, masterisé et enregistré de manière 100% numérique ! Imaginez le retour aux sources, je viens avec un CD pour le transcrire sur un disque noir, c’est fou…

Nous nous installons donc sur la table de laboratoire, il faut savoir qu’au monde il existe seulement deux systèmes de gravures artisanaux. Beaucoup de gens ont entendu parlé et vu sur des catalogues une platine, graveuse, d’une marque connue mais elle n’a jamais vu le jour, c’est donc une légende urbaine ou un échec Marketing.

La place de travail est propre, c’est presque chirurgical, ceci est indispensable à la réalisation des gravures en petites séries et gage de qualité de réalisation. Le technicien commence à chauffer la place à l’aide de lampes chauffantes, un peu comme dans un restaurant pour garder les plats au chaud, le support et tout le matériel de gravure est monté progressivement à 40 degrés. Cette température est mesurée à l’aide d’un thermomètre de précision et doit rester constante tout au long du procédé. Cette technique permet d’éviter une tête de gravage en rubis qui devait elle-même être montée en température. Aujourd’hui un Diamant, très dur va faire sa place dans le vinyle qui est 100% identique à celui que vous trouverez fabriqué par pressage.
La base de travail est une Technics SL-1210 MK5 légèrement modifiée afin d’offrir un couple de traction plus élevé, le quartz d’origine assure à la gravure une précision propre aux platines de la marque. Si vous souhaitez graver en 33 ou en 45 tours il suffit d’utiliser les boutons d’origines de la platine, ce qui va influencer la durée et la qualité du son. Donc pour résumer, plus la vitesse est rapide (45 tours) plus le temps à disposition est court mais la qualité sera plus élevée. Nous pouvons graver des disques de 7, 10 ou 12 pouces.

Ensuite nous amenons le support de gravure, qui se compose d’une magnifique pièce en aluminium anodisée de grande précision. Celle-ci vient naturellement se placer sur le coté de la platine à l’opposé du bras de lecture original. Le centrage est assuré par la pine centrale de la MK5. Bien entendu notre vinyle vierge, chauffé a été placé préalablement sur un plateau métallique spécifique. Parlons de ce disque, celui-ci est transparent, à première vue je pensais que c’était purement décoratif mais je me suis bien trompé. Le vinyle noir a dans ses composants chimiques une adjonction de charbon, celui-ci provoque une usure supplémentaire pour la tête de gravage et même pour votre tête de lecture. J’ai encore appris des choses après 15 ans de Djing !

Le support est relié avec un câble sériel à un boîtier de type « rack 19 pouces »qui a pour mission de transformer les signaux analogiques provenant du lecteur CD de sortie (celui dans lequel nous avons placé mon CD de démonstration), en pulsations électromécaniques. Celles-ci vont par vibrations, creuser le support plastique. Bien entendu avant de faire des sillions il faut pratiquer un protocole de réglage du support de gravure. Alignement, hauteur et avance par l’entremise d’une vis d’Archimède qui va déplacer celui-ci sur le rayon du vinyle.

Le boîtier permet de régler la balance et la puissance de sortie en Décibels. Plus les Décibels sont élevés (max +4 db) plus le sillon est épais, la durée est également influencée à la baisse. Des boutons de contrôles permettent par exemple, de commencer la gravure, faire les sillions de séparations (entre deux titres) et de faire les sillions de fin de face (boucles) afin que votre cellule ne vienne pas sur le papier du centre du disque… Avec la tête de lecture de la platine vous pouvez aussi écouter en temps réel (avec un décalage de quelques centimètres) ce qui vient d’être creusé par la tête en amont. La fabrication a été pensée car des améliorations techniques sont arrivées comme par exemple, un puissant aspirateur qui vient absorber les copeaux plastiques qui surviennent de la gravure.

Sachez qu’une tête en Diamant est utilisable pour 50-70 gravures et que pour chaque disque les réglages et protocoles précités doivent être réalisés. C’est vraiment un travail de Titan car le temps de travail est identique à la durée des titres, plus les ajustements… Enfin pour conclure, sachez que pour produire de 1 à 3 pièces une autorisation Suisa n’est pas nécessaire mais qu’après, un formulaire « PI » est indispensable.

Le vinyle n’a pas encore prononcé son dernier mot…




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L'art de former les équipes

Article PME Magazine - décembre 2005

Olivier Salovici: un battant chez les perfectionnistes.
"Jamais je ne me serais spontanément tourné vers l'ennéagramme, se souvient Olivier Salovici, directeur de CD Mediacting , à St-Sulpice (VD), active dans la duplication de supports digitaux principalement destinés à la communication d'entreprise (imprimeur digital de proximité avec une douzaine de collaborateurs). L'outil me semblait plus proche de l'ésotérisme que du management des équipes. Aujourd'hui, je suis heureux de m'être laissé convaincre par mon coach. Mes collaborateurs ont apprécié la démarche. Ils ont acquis une meilleure connaissance d'eux-mêmes. Quant à l'entreprise, elle a retrouvé un fonctionnement plus équilibré. Nous avons, de part et d'autre, le sentiment d'avoir vécu une expérience win-win."
Situation de départ: burn-out, coups de gueule intempestifs, démobilisation, rotation toujours plus rapide du personnel. Pour restaurer une certaine sérénité, Olivier Salovici se lance dans l'analyse transactionnelle. S'il améliore son mode de communication et de management, il ne parvient pas pour autant à influer sur le comportement de son équipe. Fin 2004, il décide finalement d'entraîner ses collaborateurs sur la voie du changement et se laisse tenter par l'ennéagramme.
Résultats concluants. "Les dérapages verbaux sont plus rares et surtout moins violents. Mes collaborateurs ont acquis une certaine capacité d'anticipation. Ils savent désormais identifier les facteurs déclenchants et les signaux d'alarme annonciateurs de situations de crise." Le test de personnalité est également mis à profit dans le recrutement de personnel. "Je ne me laisserai jamais dicter des choix, surtout s'il s'agit d'écarter une candidature. Mais l'ennéagramme a parfois confirmé ces choix. C'est rassurant. Je me suis rendu compte que nous engagions des Perfectionnistes, premier type de l'ennéagramme. C'est le métier qui veut cela. Or ils sont aussi particulièrement sensibles au stress, et enclins à la colère quand ils sont débordés. Nous avons mieux pris conscience de cette fragilité. Ce n'est pas rien!" De son côté, Olivier Salovici est un Battant, focalisé sur l'action et la réussite. " La pratique de l'ennéagramme m'a conduit à repenser mon style de management. Je me suis physiquement éloigné de mon équipe. J'occupe maintenant un bureau reculé et laisse une plus grande part de responsabilité à mes collaborateurs.
Par ailleurs, je ne tente plus impérativement de communiquer ma vision de l'entreprise. J'ai appris que mon équipe ne partageait pas forcement mon goût du défi permanent, et que la multiplicité des projets contribuait à la déstabiliser plutôt qu'à la motiver."


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